Sport

HOCKEY SUR GLACE : UN DFI A RELEVER EN AFRIQUE DE L’EST

Malgré de nombreux défis, une poignée de Kényans passionnés de hockey sur glace se battent pour faire reconnaître ce sport dans leur pays. Un défi de taille en Afrique de l’Est plus habituée aux coureurs de fond.

Arborant fièrement son maillot aux couleurs du drapeau kényan, Benard Azegere s’élance sur la patinoire, une crosse dans les mains. Ce trentenaire baraqué, capitaine de l’équipe, rejoint sur la glace une dizaine de joueurs kényans et expatriés qui se passent le palet…

Comme chaque mercredi soir, ces passionnés de hockey sur glace s’entraînent sur la seule patinoire d’Afrique de l’Est au deuxième étage de l’hôtel Panari à Nairobi. A une centaine de kilomètres de l’équateur, c’est un rêve qui se réalise. Car au Kenya, le hockey sur glace, non reconnu, n’en est qu’à ses débuts. Mais selon les joueurs, il a un avenir radieux dans le pays.

Des dauphins et des phoques en plastique en guise de gardiens de but

Créée en 2012, l’équipe d’amateurs compte aujourd’hui une vingtaine d’éléments qui participent aux entraînements deux fois par semaine tandis qu’une équipe junior a vu le jour l’année dernière. Autrefois principalement composée de Canadiens et Américains expatriés, elle attire désormais de plus en plus de Kényans qui rêvent constituer une équipe nationale en bonne et due forme. Un véritable défi. Trop souvent, ce sont encore des dauphins et des phoques en plastique qui font office de gardiens de but.

Le premier objectif de Bernard est donc le recrutement. Pour cela, les matches de hockey de rue, qui ont lieu tous les dimanches sur un parking du centre de Nairobi, sont idéals. C’est là que Benard a rencontré Fiona Otieno, 23 ans, qui attend son tour assise sur les gradins. Cette nouvelle recrue a bravé sa propre peur ainsi que les réticences de ses amis et de ses parents pour intégrer l’équipe. Aujourd’hui passionnée, elle rêve de devenir entraîneuse et tente à son tour de grossir les rangs des joueuses : « Nous avons besoin de plus de filles car actuellement nous sommes seulement quatre et ce n’est pas assez pour constituer une équipe », lance-t-elle.

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